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Egalité entre les femmes et les hommes.

Dernier ajout : 7 août 2009.

Égalité entre les femmes et les hommes, la CGT propose :

Le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes, au travail et dans la vie.

égalité dans l’emploi, la carrière, la formation continue, la santé, la reconnaissance, la vie personnelle, la retraite :

une réelle mixité des filières de formation initiale et égalité d’accès à la formation continue pour toutes les catégories professionnelles. L’école doit jouer un rôle dans la lutte contre les stéréotypes sexuels ; l’égalité d’accès à la formation continue qualifiante pour toutes les catégories professionnelles ; une réelle mixité des métiers pour les femmes et pour les hommes ; l’interdiction du temps partiel imposé et de toute forme de précarité des femmes ; assurer un déroulement de carrière pour toutes les femmes et leur accès aux postes à responsabilité ; l’application effective du principe « à travail de valeur égale, salaire égal » par la reconnaissance des qualifications des femmes ; par un vrai partage des temps sociaux : vie professionnelle, familiale et sociale ; par le droit pour toutes les femmes de bénéficier de conditions de travail dans un environnement qui respecte leur santé ; par le droit à un environnement de travail sans pression sexiste, sans harcèlement et sans violences sexuelle ; par une organisation du travail qui ne repose plus sur une division sexuée du travail.

Ce qui existe aujourd’hui

Les inégalités professionnelles s’appuient sur des représentations négatives des femmes dans toute la société.

Les stéréotypes culturels relatifs à la place des femmes se retrouvent au niveau familial (le travail ménager, la prise en charge des enfants et des personnes âgées leur sont naturellement attribués), au niveau social (notion de salaire d’appoint), au niveau politique (sous représentation des femmes dans les exécutifs ).

Ces inégalités se renforcent mutuellement.

Les lois, directives et autres textes

En France et en Europe, les textes ne manquent pas sur le sujet de l’égalité professionnelle, de la mixité.

En France, de 1983 à 2006 : quatre lois, un accord signé par la Cgt, une charte de l’égalité et un label égalité.

Par exemple :

loi du 13 juillet 1983 sur l’égalité professionnelle (transposition partielle de la directive du 9 février 1976 sur l’égalité professionnelle) dite loi Roudy ; loi du 9 mai 2001 relative à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes (complétant la « loi Roudy » et achevant la transposition de la directive de 1976) ; l’Accord national interprofessionnel du 1er mars 2004 relatif à la mixité et à l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ; la loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.Dans l’union européenne, la question est abordée dans les deux traités, dans cinq directives, une recommandation et dans la charte sociale révisée.

Sur le plan international, la convention n° 111 de l’Oit (1950) : égalité de salaire pour un travail de « valeur égale ».

Quelques chiffres sur cette situation

Alors que les filles réussissent toujours mieux que les garçons à l’école (55 % des étudiants sont des étudiantes ; 10 % des filles de 25-34 ans et 16 % des garçons n’ont aucun diplôme), elles restent majoritaires dans les filières tertiaires et littéraires et minoritaires dans les filières professionnelles et scientifiques (22 % dans les écoles d’ingénieurs) ;

les femmes restent confinées dans peu d’emplois : six catégories socioprofessionnelles regroupent plus de 60 % des femmes (employées au nettoyage, aides à domicile, employées de commerce, secrétaires d’entreprise, infirmières et professeurs d’écoles...) ;

plus l’on monte dans la hiérarchie, moins l’on trouve de femmes (6 à 7 % de femmes dans les Etats major d’entreprises) ; 13 % de femmes dans les hautes fonctions publiques ;

Les femmes sont plus souvent précaires dans le privé comme dans le public (53 % des Cdd sont occupés par des femmes ; 59 % des contrats aidés, une majorité parmi les vacataires et hors statuts...). 82 % du temps partiel est occupé par des femmes, dans des emplois souvent peu qualifiés et subis (quant est-il de leur carrière et de leur future pension de retraite ?) ;

des inégalités de salaire existent toujours en France, de l’ordre de 25 à 30 %, du fait de la précarité, du temps partiel, d’accès moindre aux primes et promotions ;

les écarts dans les pensions de retraites amplifient toutes les inégalités : 42 % d’écart entre femmes et hommes ; la majorité des retraités au minimum vieillesse (83 %) sont des femmes ;

malgré la progression de l’activité féminine, les tâches domestiques sont assurées à 80% par les femmes ;

98 % des allocataires du congé parental indemnisé (Clca : 500 €) sont des femmes, elles se retrouvent, dans de nombreux cas, marginalisées, reprenant difficilement un emploi après trois ans d’interruption.

Les moyens pour y parvenir

Mise en place de sanctions et moyens de contrôles afin de contraindre réellement les employeurs à appliquer tous les textes régissant les questions d’égalité ; imposer l’ouverture des négociations sur l’égalité professionnelle dans toutes les entreprises sur le recrutement, la formation, les promotions, les rémunérations... tel que le prévoit la loi ; exiger la suppression des écarts sur l’ensemble des éléments de rémunération, en imposant immédiatement une progression supplémentaire de la masse salariale consacrée aux rattrapages des inégalités de rémunération, de déroulement de carrière, de formation ; imposer une organisation du travail qui garantisse l’égalité dans le déroulement de carrière ; porter le congé paternité à un mois ; un congé parental plus partagé, plus court et mieux rémunéré (sur la base du dernier salaire) ; par l’organisation et le développement d’un service public, de proximité, d’accueil des jeunes enfants financièrement accessibles à tous .